Pourpre impériale & Le secret de la statue volée
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Gillian Bradshaw Pourpre Impériale Albin Michel
ISBN 2-226-05887-7 Code barre 9782226058874
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Francis Bergeron Le secret de la statue volée Éditions du Triomphe
ISBN 2-84378-077-2 Code barre 9782843780776
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Pourquoi rassembler deux auteurs aussi différents que l’américaine Gillian Bradshaw, née en 1956 à Falls Church, Virginia, USA, et mon ami français Francis Bergeron, né en 1954 dans le Berry ? Uniquement parce que, lisant les deux ouvrages en parallèle, j’y ai trouvé une manière d’écrire identique : petites phrases, dialogues, unité de ton, de temps, de lieu : bref qu’il s’agisse de l’empire byzantin du Ve siècle ou d’une bande de jeunes du Berry à notre époque, l’immersion est agréable et totale. Pour moi, cela a toujours constitué un réel plaisir que d’être dépaysé par la lecture, de voyager dans l’espace, le temps et, ici, les générations.
Dès les premières pages de Pourpre impériale nous nous trouvons au cœur d’une conspiration vue par le petit bout de la lorgnette. Chrysaphe, talentueuse tisseuse de soie et esclave, est chargée de tisser un manteau en grand secret. Or la couleur exigée pour ce manteau se trouve être le pourpre or la pourpre, tirée d’un coquillage, est réservée à l’Empereur et les mesures du manteau commandé ne correspondent pas à celle de Théodose II à qui il est, essaye-t-on de faire croire, destiné. C’est ainsi que notre tisseuse se trouve prise au piège d’un complot qui la dépasse et qui dépasse son mari, pêcheur du fameux coquillage.
Il ne m’appartient pas de raconter ici l’intrigue. Elle bien menée. Et je sais gré à mon amie Jacqueline De Beuckelaer d’avoir pensé à me l’avoir fait suivre…
Le secret de la statue volée est le premier volume de la série Le Clan des Bordesoule qui en compte déjà une vingtaine. L’intrigue, ici, se situe à la fin du XXe siècle, dans un charmant village du Berry, Saint-Marcel, par Argenton-sur-Creuse, où j’ai eu le bonheur de passer le dernier ouiquande du mois d’août de cette année. C’est à la suite de la chouannerie du Berry en 1796 qu’Henri de Bordesoule fut guillotiné et le Clan de nos jeunes amis, Gaëlle, Corentin, Julien, Nicolas et Augustin, lui rend hommage en portant son patronyme.
L’ouvrage est illustré par notre amie Françoise Pichard, plus connue sous son pseudonyme de « Chard ». Il est préfacé par Jean-Louis Girauld, chercheur en archéologie et coauteur de L’Histoire de l’Indre ». C’est que Francis Bergeron connaît admirablement le Berry en général et Saint-Marcel en particulier, avec ses vestiges gallo-romains, sa chapelle romande de Saint-Marin, les ruines d’Argentomagus, et son tout nouveaux Musée qui retrace toute l’histoire du site et se termine en science-fiction par le projection dans le futur de ce que pourrait être la découverte de vestiges de notre temps…
Si vous avez des enfants, petits-enfants ou arrières petits-enfants, n’hésitez pas à leur offrir régulièrement les exemples de vie réussie qu’ils trouveront dans Le Clan des Bordesoule, aux Éditions du Triomphe, à Paris
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Ivan de Duve
11 septembre 2006