de defensa
L’excellent site www.lesmanantsduroi.com a eu l’idée de consacrer quelques articles aux revues. La première qui a eu l’honneur d’un « papier » sur ce site est la revue « Les Épées ». J’ai, quant à moi, découvert « de defensa », revue bimensuelle dirigée par Philippe Grasset. Adresse : 22, rue du Centenaire, BE-4624 Fléron - Belgique. www.dedefensa.org
Ce bimensuel existe depuis une vingtaine d’années. J’avoue l’avoir ignorée jusqu’à ce que, début juillet 2006, mon ami Marc Laudelout (Le Bulletin Célinien) m’en fît tenir trois exemplaires. Moi qui lis régulièrement des revues telles que Écrits de Paris, Lectures Françaises, Lecture et tradition, Nouvelle École, Rivarol, L’Écho du Mois, Renaissance Européenne, Terre et Peuple, Les Épées, Minute, Le Pamphlet, ID magazine, Réfléchir et Agir et tutti quanti., j’avoue avoir découvert de defensa avec jubilation. Enfin une revue sans illustrations, sans publicité, sans « brèves », sans un fatras de commentaires, critiques et autres. Une revue qui va à l’essentiel. Ainsi en trois numéros, j’en ai plus appris sur
Il m’a paru nécessaire pour mes amis des Manants du Roi d’en savoir davantage sur ce bimensuel de defensa et sur son complément le site Internet www.dedefensa.org. Cette lettre d’informations est née en septembre 1985 et le site Internet en 1999. La rédaction regroupe une petite équipe autour de Philippe Grasset qui assure l’essentiel de cette rédaction.
Philippe Grasset, Français pied-noir, qui vit à Liège (Belgique), est l’auteur de quatre livres édités (plus une vingtaine de livres non édités) : La drôle de détente (1978), Le regard de Iéjov (1990), Le monde malade de l’Amérique (1990) et Chronique de l’ébranlement (2003).
Le site www.dedefensa.org tourne entre 2.500 et 3.000 entrées par jour, ce qui est tout à fait remarquable pour ce genre de site.
Tant le site que la revue bimensuelle ont un contenu axé essentiellement sur les questions de défense mais se sont élargis à la culture, le langage et les communications, la psychologie comme explication centrale des comportements et de la politique, les grands domaines conceptuels tels souveraineté contre globalisation. Bref, de defensa nous apporte chaque quinzaine une tentative constante d’explication du phénomène américaniste par rapport, entre autres, aux relations transatlantiques qui nous concernent particulièrement.
de defensa se caractérise par une tentative, tout aussi constante, de redéfinir l’Histoire en observant les événements courants présentent un caractère à la fois extraordinaire et, grâce aux communications, sans précédent. Comme l’écrit si justement Philippe Grasset, le premier défi, aujourd’hui, n’est pas l’objectivité mais le choix des informations selon leur importance et selon leurs conséquences, qui ajoute : c’est bien pourquoi notre intervention pour interpréter est si importante, pour conclure magistralement et résumer ainsi l’esprit de cette lettre d’informations : Nous n’avons jamais vraiment cru à l’objectivité du journaliste et nous y croyons moins que jamais. En présence des machineries des puissances d’argent qui manipulent nécessairement, voire inconsciemment, l’information, face à l’intention affichée des autorités qui se posent comme autant de références de manier le mensonge sans restriction ni vergogne, nous devons affirmer notre volonté de tendre vers quelque chose qu’on pourrait nommer une ’objectivité subjective’ ; tenter d’atteindre la vérité, ou la description de la réalité, en prenant parti contre ces puissances et ces autorités, et en prenant un parti qui compense les constantes dégradations de la réalité et du bon sens par ces puissances ‘occupantes de notre liberté intérieure’. Inutile, vous l’avez compris, de souligner que Philippe Grasset a atteint son objectif. Ou dois-je écrire son objectif subjectif ?
Un conseil d’ami aux manants du Roi : précipitez-vous pour ouvrir le site www.dedefensa.org ; cliquez à gauche sur « Abonnements », choisissez de demander 3 numéros gratuits et cliquez sur « Envoyer ». Je suis prêt à parier qu’après la lecture de ces trois numéros, vous souscrirez un abonnement d’un an.
Bonne lecture
Ivan de Duve