Les racines du mal

Publié le par Ivan de Duve

Les racines du mal

 

 

 

 

 

 

Ouf ! 636 pages… dans un monde à mi distance entre notre passé et notre futur. Un monde hallucinant. Que Maurice G. Dantec est loin dans le temps de notre ami A.D.G. ayant, dans la même Série Noire publié plusieurs romans avant de s’en aller de l’autre côté de la mer le 1er novembre 2004, jour de la Toussaint[1]. Un monde de différence.

 

 

 

 

 

 

Ici nous sommes dans la peau de meurtriers en série. Le roman commence par cette phrase : « Andreas Schaltzmann s’est mis à tuer parce que son estomac pourrissait. » Âmes sensibles, s’abstenir ! Schaltzmann, le Vampire de Vitry,  continue à tuer. En France, en Suisse, en Italie. Le narrateur, docteur Dark Darquantier,  le suit à la trace qui fait partie, avec Gombrowicz le ténébreux et Svetlana la belle nana. Il est le seul à pouvoir le faire : « Je vais vous dire à quoi sert un bureaucrate, à l’ère de la communication instantanée, à l’âge de la vitesse-lumière. Il sert à bloquer l’information ». Surdoué en informatique, biologiste marin, climatologue et cogniticien, bref un homme du XXIème siècle travaillant, fin du XXème siècle au milieu de gens dont l’esprit n’a pas évolué depuis la naissance de ce XXème siècle en évolution, lui, constante. Dark constate que deux des meurtres attribués au tueur en série ne peuvent pas être de son chef. Son équipe est envoyée à Cap York  sous le couvert de NeuroNext pour mettre au point un système neurocognitif intéressant le Pentagone. Dark qui, comme probablement Dantec, ne rejette pas l’usage d’un joint ou d’une herbe psychotrope, retourne en France sous un faux prétexte pour élucider ce mystère.  Il se fait aider par une neuromatrice, super ordinateur capable de raisonner en humain et de dialoguer avec Dark qui l’a d’ailleurs surnommé « docteur Schizzo » Du reste, « toute neuromatrice est une extension de notre propre cerveau ». Bref, aidé par sa bécane, Dark, recherchant un autre tueur en série, tombe sur une famille de tueurs en série. Le roman noir tourne au satanisme !

 

 

 

 

 

 

La neuromatrice trouve la trace de cette famille-de-tueurs-en-série et Dark suit cette trace, de Paris à la Côte d’Azur et de celle-ci en Italie ; Svetlana le rejoint. Toujours aidé par son double virtuel la neuromatrice il finit par anéantir la « famille » la nuit même du changement de millénaire et regagne, comme il l’avait promis, le Cap York le 5 janvier 2000. Ouf !

 

 

 

 

 

 

Ivan de Duve

 

 

 

10 juin 2007

 

 

 

 

 

 

Série noire n° 2379

 

 

 

nrf  Gallimard

 

 

 

ISBN 2-07-049495-0

 

 

 

EAN 9782070494958

 Cet article est paru sur le site www.lesmanantsduroi.com le 20 juin 2007 dans la rubrique Les Belles Lettres, article n° 5162.

 

 



[1] Les éditions Le Dilettante viennent de publier d’A.D.G. J’ai déjà donné ISBN 978-2-84263-139-0 que je vais m’empresser de lire.

 

 

 

Publié dans Lectures

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