Avalon, le retour du roi Arthur

Publié le par Ivan de Duve

 

 

 

 

Stephen Lawhead

 

 

Avalon

Le Retour du roi Arthur

 

Buchet / Chastel

 

ISBN 2.283.01841.2

EAN 9782283018415

 

 

 

Stephen Lawhead, né le 2 juillet 1950 dans le Nebraska (USA) et vivant actuellement avec sa famille à Oxford (G.B.), ne cesse de m’étonner. Après avoir écrit plusieurs sagas (La Saga du roi Dragon, le Cycle de Pendragon, le Cycle du Chant d’Albion, Les Croisades celtiques, il publie ce roman Avalon. J’avais beaucoup aimé le Cycle de Pendragon (Taliesin, Merlin, Arthur, Pendragon et Le Graal). Avalon m’a littéralement enchanté. Imaginez, en plein vingt et unième siècle, la royauté anglaise sur le point d’être abolie et transformée en République comme la France ; imaginez les intrigues de son Premier ministre rêvant d’en devenir Président. La mièvrerie des derniers souverains et l’air du temps semblent favoriser ce changement. Et puis soudain, dans les hautes terres d’Écosse,  se lève un prétendant James Arthur Stuart qui, non content de porter comme second prénom celui du roi Arthur, se révèle, au cours des pages de ce fabuleux roman, être un prétendant légitime et la réincarnation du Roi Arthur légendaire.

 

Sans rien oublier du charme envoûtant de la légende arthurienne, Stephen Lawhead fait revivre dans notre triste monde actuel les belles âmes et les âmes félonnes des chevaliers de la Table Ronde.

 

Ce livre m’a envoûté en je caresse le rêve de voir tous mes amis et amies le lire avec autant de joie que j’ai éprouvée à le lire.

 

Jean Raspail dans Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie a fait revivre Orélie-Antoine Ier en nous contant son règne. Puis il a fait revivre ce royaume de façon virtuelle peut-être mais de façon à nous faire connaître un royaume où l’horizon est infini et le rêve intact…

 

Ici Stephen Lawhead nous fait vivre un rêve. Martin Peltier a souligné, le 1er mai 2008, en parlant de Jeanne d’Arc, une double légitimité : celle que la coutume du royaume donne au dauphin et celle dont Dieu a marqué sa mission de pucelle. Ce sont les seules forces qui puissent contrebalancer les puissances du monde, qui pussent inverser le rapport des forces. Et il a ajouté : Si cette double légitimité est une foutaise, alors c’est terminé, et Jeanne d’Arc, et Charles VII, et la France que nous connaissons n’ont plus qu’à disparaître. Pourtant, finalement, ce sont les Anglais et leur bastringue qui finiront par aller se rhabiller. Cela me surprend toujours, et n’en fini pas de me rassurer.

 

Dans son roman, Stephen Lawhead établit la légitimité de James Arthur Stuart et le bon peuple ne s’y trompe pas qui, ayant à choisir entre l’abolition de la royauté et sa continuation, préfère cette dernière.

 

«  À quelques kilomètres d’ici, un roi a été enterré aujourd’hui, poursuivit James, regard tourné vers l’est. Un règne se termine, un autre commence. Il en a toujours été ainsi en ce pays, et il est juste qu’il en soit encore ainsi. Je sais que des forces à l’œuvre dans cette nation tentent de changer ce cours Pourtant, si Dieu le veut, un monarque présidera toujours à la destinée de la Grande-Bretagne.

«  Je ne dis pas cela par égoïsme ni par ambition – si ce n’est l’ambition de remettre la Grande-Bretagne à sa digne place dans le monde. Regardant autour de moi, je vois l’espoir sur vos visages et, moi aussi, je prends espoir. Car ce que je vois est l’aspiration à une meilleure façon de vivre, un but plus élevé, à une existence qui offre plus de sens que celle que propose une société matérialiste, narcissique et fataliste. Je parle vrai en affirmant que cette aspiration n’est en rien déplacée. Elle constitue notre héritage même, elle imprègne la chair et le sang des filles et des fils de Bretagne.

«  Oui, c’est dans le caractère même de notre race insulaire que de toujours regarder au-delà de l’horizon du lieu, du temps et des étroites limites des circonstance, vers l’éden dont les scintillements ont éclairé l’occident. Écoutez, mes amis, et je vais vous conter un prodige.

«  Élevant les mains, paumes ouvertes dans le geste traditionnel de la déclamation, James savait au plus profond de lui qu’il s’était déjà tenu ainsi devant un auditoire et qu’il avait déjà dit les paroles qu’il allait prononcer. Il n’avait pas besoin de les planifier ni même d’y penser. Elles étaient écrites dans son âme. (…)

«  C’est une terre où les rois lèvent la main pour établir la justice et non tirer l’épée, où la bonté et la compassion coulent comme l’eau de la source, où les hommes aiment la droiture, la vérité et la beauté plus que le confort, le plaisir ou le gain égoïste. Une terre où la paix règne dans les cœurs, où la foi miroite comme un feu de joie au sommet de chaque colline, où l’amour est la flamme de chaque foyer, où le Dieu véritable est vénéré et sa présence acclamée par tous en ses mystérieux chemins.

«  Je vous décris le rêve de Taliesin, le premier barde de Bretagne. Si vous voulez connaître cette terre, sachez ceci : c’est le Royaume de l’Été et son nom est Avalon.

«  -- Un homme sage m’a dit un jour : Il est difficile de suivre un rêve, mais on peut suivre un homme qui a un rêve. » Pensez à cela. »

 

Ce livre est un pur délice qui se termine par ces mots :

 

«  Tandis que se lamentaient les Breton assiégés, la turbulence ouvrit les ombres sur un magna de braises. Voici que le feu de Dieu se ranime, la flamme de vie renaît de ses cendres encore tièdes. Le chanteur à l’aube de l’âge, le Barde à la porte du temps s’éveille et se lève. L’étincelle d’Avalon rayonne, s’éteint, puis rayonne à nouveau. Voici ! Le trône du Royaume de l’Été reconnaît son maître et accueille son seigneur.

«  Pendant que parlait le Sage, le bloc de roche et de terre désolée se transforma miraculeusement sous les yeux de Jennifer. Telle une émeraude touchée par un rayon de soleil, l’île sertie d’argent resplendit de verdoyantes végétations, de fraîches floraisons dans les rutilances de l’été naissant. C’était la plus belle des sept îles de Bretagne, éclaboussée par les feux de la mer. C’était Avalon tel qu’il fut un jour… et tel qu’il serait à nouveau. »

 

Ivan de Duvet

21 juillet 2008, fête nationale belge, à cinq jours de mes soixante-quinze balais qui seront fêtés par mes ami(e)s : Bne Dominique de Coninck de Merckem, Pce Jean-Jacques-Henri, Jacqueline Peeters-De Beuckelaer, Marie-Paule Van Haren-Demeire, Christiane et Christophe Ghislain, Denise Ledoux, Paul-Albert Bossier, Mickey Cuykens et de ma sœur : Christiane Gilliot.

 

Publié dans Lectures

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