Censure quand tu nous tiens !

Publié le par Ivan de Duve

C e n s u r e,  q u a n d   t u  n o u s   t i e n s  !

 

Comme l’écrit si joliment notre ami Jean Raspail, notre autre ami Serge de Beketch est parti le 6 octobre 2007 « pour l’au-delà des mers ». Il avait créé Le Libre Journal de la France Courtoise, décadaire qui a publié bien de mes « papiers »[1]. Il avait aussi créé Radio Courtoisie[2]. Son épouse Danièle a décidé de ne pas poursuivre l’édition du décadaire qui, un mois après le départ de son fondateur, a fêté son vingtième anniversaire avec un dernier numéro consacré aux hommages rendus à Serge ; c’est dommage mais je la comprends. En revanche, Radio Courtoisie[3] poursuivait son activité.

 

C’est sur cette radio qu’un mercredi soir par mois  Martin Peltier[4] anime depuis octobre 2007 une émission; il est assisté d'Alain Sanders[5], d'Emmanuel Ratier[6], et de Camille-Marie Galic[7]. Le mercredi 9 avril 2008, il a invité pour sa propre émission mensuelle notre respectable ami le professeur Robert Faurisson. Tous deux étaient  d’accord pour ne pas transgresser la loi Fabius-Gayssot. L’émission a commencé à 19h30. Interviouveur et interviouvé ont, avec d’infinies précautions, relaté les persécutions dont sont victimes les révisionnistes de par le monde. Mais, au bout de 27 minutes, l’interviouve a été coupée net et remplacée par de la musique classique. Le jour même, à 22h30, le site du quotidien Le Parisien, annonçait l’incident mais sans révéler le nom du professeur ;  sous le titre « Étrange silence sur Radio Courtoisie » on pouvait lire : « Brutale interruption des programmes ce mercredi soir sur Radio Courtoisie qui diffusait une émission sur le révisionnisme (…). Contacté, Henry de Lesquen, le responsable de la station, nous a expliqué que l’émission avait été interrompue (…) par la déléguée aux questions éditoriales[8] qui a considéré que l’un des invités tenait des propos[9] inacceptables ». Et, en ce soir du 9 avril, le silence s’est encore prolongé avec la suppression des émissions qui étaient pourtant au programme.

 

Ce n’est ni sous l’Inquisition espagnole du XIIIème siècle ni sous la dictature stalinienne du XXème siècle, mais bien en France dans la première décennie de notre XXIème siècle, dans une France licratisée,[10] qu’« une insupportable police juive de la pensée »[11]a obtenu qu’une radio courtoise en vienne à censurer un invité non pour ses propos mais uniquement en raison de son patronyme. Elle est belle la devise qui se lit au fronton des mairies de France : Liberté (tu parles !) – Égalité (tu parles encore !) – Fraternité (cause toujours !).

 

Le 12avril Jean-Marie Le Pen a réagi en ces termes :

 

« Écoutez, cette chasse aux sorcières devient insupportable et la chape de plomb qui tient les libertés de l'esprit dans notre pays est de plus en plus insupportable. Que ce soit sur un certain nombre de sujets tabous, comme ce qui touche à Israël ou à la politique d'un certain nombre de pays à son égard, que ce soit l'histoire de la 2e guerre mondiale, que ce soit l'islam, la religion islamique ou même la présence des immigrés dans notre pays, il est désormais interdit de s'exprimer librement sur ces sujets et on est sévèrement sanctionné, comme je l'ai été moi-même, soit par des peines de PRISON avec sursis, soit avec de lourdes peines d'amende de façon à dissuader les gens de penser ou d'exprimer leur opinion sur un certain nombre de sujets. Comment se prétendre, après cela, être le pays de la liberté, de l'égalité et de la fraternité? Il y a quelque chose d'insupportable dans cette prétention. Mais je dois dire qu'on s'aperçoit que ce prêt-à penser, cette pensée unique, exerce maintenant sa dictature par des moyens, qui sont des moyens judiciaires et des moyens politiques, et cela, c'est une lutte dont nous sommes fiers d'être les combattants ».

 

Dans un pays où le CRIF[12] forme les gouvernements il est interdit de fréquenter, de recevoir, d’inviter, d’interviouver un professeur qui recherche la vérité des faits. Winston Churchill n’a-t-il pas rappelé que « la première victime de la guerre est la vérité » ? Mais pour maintenir ce que l’Américain Arthur Butz appelle La Mystification du XXème siècle[13] et ce que le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad nomme un « mythe »[14], tous les moyens sont bons et sont utilisés avec une diabolique efficacité.

 

Pour délit d’opinion, notre ami Vincent Reynouard a été condamné, le 8 novembre 2007, à un an de prison ferme au lieu de recevoir une décoration pour avoir mérité de la Patrie en sa qualité de père de sept enfants ! Quant à Ernst Zündel, qui, lors de ses procès de 1985 et de 1988 à Toronto, avait magistralement démontré l’imposture, il a été kidnappé aux Etats-Unis par la police américaine, puis livré à la justice canadienne qui, après l’avoir détenu pendant deux ans dans des conditions inhumaines, l’a extradé vers l’Allemagne où il se trouve actuellement à purger une peine de cinq ans de prison. Son avocate, maître Sylvia Stolz, se trouve, elle, condamnée à trois ans et demi de prison ferme pour avoir défendu Zündel. Robert Faurisson n’a, quant à lui, pas (encore ?) passé un seul jour en prison mais il a été privé du droit d’enseigner, a été accablé de lourde condamnations financières et a subi dix agressions physiques soit en France, soit à l’étranger. En 1961, il avait brillamment démontré que Voyelles d’Arthur Rimbaud était un poème de potache qui fantasmait sur le corps féminin et, par cette démonstration, il avait enfoncé Étiemble, lequel, dans mon adolescence, s’était, un peu comme Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir,  acquis le statut de maître à penser. Dénoncer le faux et rétablir le vrai, c’est cela le révisionnisme. En 1980, Faurisson a aussi prouvé que le Journal d’Anne Frank ne pouvait être qu’une absurde supercherie littéraire ; la lecture de l’ouvrage est pourtant devenue pour ainsi dire obligatoire dans toutes les écoles du monde occidental. Enfin, à propos de ce que le marketing du « lobby qui n’existe pas » a successivement nommé « le génocide », « l’Holocauste » ou « la Shoah », le même Faurisson est l’auteur d’une phrase de soixante mots par laquelle il a résumé les conclusions à la fois de ses propres découvertes et de celles de tant de chercheurs à travers le monde, soixante mots qui lui valent la réprobation universelle des belles consciences et que je ne résiste pas au plaisir de citer :

 

"Les prétendues chambres à gaz hitlériennes et le prétendu génocide des juifs forment un seul et même mensonge historique, qui a permis une gigantesque escroquerie politico-financière, dont les principaux bénéficiaires sont l'Etat d'Israël et le sionisme international et dont les principales victimes sont le peuple allemand – mais non pas ses dirigeants –  et le peuple palestinien tout entier."

 

Voilà une phrase qui, à elle seule, permet de condamner son auteur, si ce n’est  (encore) à une peine de prison ferme, du moins à des amendes, au versement de dommages-intérêts, à des publications judiciaires forcées, tout cela sans compter les  frais de justice, le lynchage médiatique, une carrière brisée !

 

Ahmed Rami, citoyen suédois d’origine marocaine, met deux phrases en exergue sur son site (www.radioislam.org) : « Les grands ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. Levons-nous ! » et « Résister à la dictature, c’est vivre libre ». Il cite abondamment Robert Faurisson (www.radioislam.org/faurisson/fr/loup.htm) et ne manque pas de rappeler que « There’s no business like Shoa Business » (il n’est pas de business qui vaille le business de la Shoa), formule qu’a illustrée un ouvrage de Norman Finkelstein.

 

Il faut savoir reconnaître les signes forts d’une époque comme la nôtre. Ainsi le 11 septembre 2001 a été l’un de ces signes. Un autre signe ce cette importance est la parution, aux États-Unis, de My Holocaust, un ouvrage de Tona Reich, juive et fille du rabbin sioniste-religieux Moshe Weiss. On a pu dire qu’« Avec ce roman, se termine la période que l’on pourrait appeler celle de l’Holocauste[15], inaugurée en 1978 par une série télévisuelle du même nom. Il ne reste qu’un chaos frénétique, une sarabande quasi célinienne des exploiteurs de la souffrance humaine qui provoque un infini dégoût ». Un autre livre américain mérite le détour : An Eye for an Eye (Œil pour œil), de John Sack. On surveillera également l’Italie où, Valentina Pisanty a publié L’irritante question des chambres à gaz. Même le Canada, dont l’appareil de la justice s’est déshonoré avec le traitement infligé à Ernst Zündel, a vu R. Rogers Smidt publier Doit-on me fusiller ?

 

Pour les abonnés à mon blog qui le souhaitent, je leur ferai parvenir, sur simple demande adressée à patagon1180@advalvas.be, le texte de l’interviouve du professeur Faurisson le mercredi 9 avril 2008.

 

Ivan de Duve

17 avril 2008



[1] Ivan de Duve Mes « papiers » de 2006 & 2007 et quelques autres, autoédition IdD, 2008.

[2] Radio Courtoisie – 61, Boulevard Murat, 75016 Paris. Cotisation : 40 € minimum.

[3] www.radiocourtisie.net/tempo/

[4] http://fr.wikipedia.org/wiki/Martin_Peltier

[5] Journaliste à Présent.

[6] Responsable de Faits et Documents.

[7] Responsable de Rivarol.

[8] De quel organisme ?

[9] Quels propos ? « Inacceptables » pour qui ?

[10] Anne Kling, épouse d’un juif, La France licratisée, Éditions Mithra,  2007

[11] Annie Kriegel, juive, dans Le Figaro

[12] Crif : acronyme de « Conseil représentatif des institutions juives de France » ; la France n’est plus seulement LICRAtisée, mais définitivement CRIFatisée.

[13] Arthur Butz The Hoax of the Twentieth Century (première edition en 1976).

[14] « The Holocaust is a myth ».

[15] Ou du génocide ou de la Shoah.

Publié dans Journal intime

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